21 juin 2011

ARLES : FÉRIA du RIZ 2011

Du 9 au 11 Septembre 2011

La  goyesque et la concours, la relève et la nouvelle vague, les figuras et les ganaderias de prestige. Une nouvelle fois Arles mise sur la diversité pour offrir à son public toutes les facettes de la tauromachie et répondre à la multiplicité de ses attentes.

Et dans la mesure ou cette année c’est à Claude Viallat qu’a été confié l’habillage de l’amphithéâtre pour la corrida goyesque, comment ne pas voir dans ces sensations multiples offertes à toutes les  aficions, l’image de ses oeuvres monumentales qui lui ont valu une réputation mondiale, dans lesquelles, répété à l’infini, un même motif offre des profils différents en fonction des couleurs dont le revêt l’artiste ?

Ainsi en va-t-il pour les faenas, et, au-delà, pour le spectacle taurin, dont les règles codifiées et rigides ne sont finalement qu’une invitation faite à l’artiste de s’en échapper, comme Claude Viallat  sut inventer, en rupture avec le passé, le mouvement supports-surfaces.

Le Juli, Morante et Juan Bautista, ou comment, dans un même décor, combiner le beau, le bon et le vrai. Conde de la Corte, Dolores Aguirre, Cebada Gago... ou comment, sur une même piste, faire souffler le vent de la caste sous ses multiples formes. Pour affronter la crise et la morosité, Arles choisit la diversité, la jeunesse et la solidité d’une programmation riche et variée dans l’ambiance incomparable des grandes fêtes de famille. Ce qu’est depuis toujours la Feria du Riz.

Luc & Marc Jalabert


Vendredi 9 Septembre

17h30 – Novillada - 6 Margé

LOPEZ SIMON - JAVIER JIMENEZ - JUAN LEAL

21h30 – Novillada non Piquée

Classe pratique - 6 Tardieu

Samedi 10 Septembre

17h30 – Corrida Goyesque - 6 Daniel Ruiz

MORANTE de la PUEBLA - EL JULI - JUAN BAUTISTA

Dimanche 11 Septembre

11h – Rejon - 6 Martelilla

JOAO MOURA(hijo) - M.MANZANARES - NOELIA MOTA

17h – Corrida Concours

Conde de la Corte – Cebada Gago - Conde de Mayalde

Dolores Aguirre – Hubert Yonnet - L.et A.Tardieu

RAFAELILLO - JULIEN LESCARET - DAVID MORA

 

Location des abonnements ouverte, vente des abonnements à partir du 18 Juillet                0 891 70 03 70                              www.arenes-arles.com


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12 juin 2011

La corrida fait-elle partie de la culture française ? Le face-à-face

Journal l'Humanité - débats (10/06/2011) 

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André Viard, président de l’observatoire des cultures taurines, ancien matador et Claire Starozinski, présidente de l’Alliance anticorrida et

Comment réagissez-vous à l’inscription de la corrida au patrimoine immatériel de la France, décidée par le ministère de la Culture et rendue publique le 22 avril dernier ? Légitime-t-elle la corrida comme un art ?

André Viard. C’est pour nous une grande satisfaction que le ministère ait fait droit à notre demande. C’est une étape supplémentaire de la reconnaissance de la corrida. Elle s’est implantée en France à la moitié du XIXe siècle, dans les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, le Languedoc et la Provence, terres de jeux taurins depuis le Moyen Âge, mais il a fallu un siècle pour que la loi, en 1951, la légalise dans les régions où elle est « de tradition locale ininterrompue ». Après avoir conquis son droit de cité, la corrida est désormais reconnue comme une pratique culturelle qui contribue à l’identité de douze départements du Sud-Ouest et du Sud-Est. Plus de sept cent mille personnes assistent aux corridas des grandes ferias françaises chaque année et plus de cinquante mille amateurs sont regroupés dans quelque cinq cents clubs taurins. De nombreuses publications nourrissent cette passion et la langue des aficionados, expression vivante d’une communauté, a enrichi le langage courant (bronca, banderille, feria, etc.). Le mémorandum que nous avons remis au ministère souligne toute la valeur patrimoniale de la corrida qui répond point par point aux critères édictés par l’Unesco pour inscrire une culture à son patrimoine. Le respect de l’animal, élevé en semi-liberté dans de grands pâturages, et la proximité qu’entretient avec lui l’homme qui l’affronte sont à la base de cette culture. La corrida est un spectacle régi par des règles très précises qui garantissent l’intégrité du combat. En cela, elle relève de l’éthique, parce que le taureau est tué rituellement, loyalement et en public. Mais, dans le même temps, elle relève de l’esthétique, parce que sa finalité est de créer une œuvre d’art éphémère, celle du torero qui s’empare de la matière brute qu’est la charge du taureau pour lui imposer d’entrer dans un ballet de figures conventionnelles. C’est le génie du torero qui élève le combat à la dimension artistique !

Claire Starozinski. Nous avons immédiatement, avec nos partenaires (1), exprimé, dans une lettre ouverte à Frédéric Mitterrand, notre consternation à voir un ministère chargé d’encourager et de soutenir l’art cautionner l’affligeant spectacle d’un animal torturé à mort dans une arène. On ne nous fera pas croire qu’il s’agit là d’une manifestation de l’esprit, d’une œuvre culturelle ! Cette inscription va à contre-courant de l’opinion publique, qui se désintéresse des corridas : depuis trois ans, leur fréquentation diminue, la dernière feria de Pâques, à Arles, a enregistré une baisse de 20 % du public. En moins d’un an d’existence, un collectif de vétérinaires hostiles à la corrida a enregistré 780 adhésions. Jusqu’aux sponsors, qui se détournent de manifestations dont la cruauté est avérée. Cinquante députés ont demandé le retrait immédiat de cette inscription « inique ». Bref, le tollé a été tel que le ministre, dans une réponse à l’Alliance écologiste indépendante, a soigneusement minimisé la portée de cette inscription en précisant qu’elle n’est « en rien une forme de reconnaissance de la part de l’État, ni de promotion ou de mise en valeur » et qu’« elle ne constitue pas la première étape d’une inscription au patrimoine immatériel » de l’Unesco. Mais, même ramenée à son insignifiance, cette décision apparaît comme un soutien au milieu tauromachique. C’est pourquoi nous demandons l’annulation de ce classement, voulu par une commission de technocrates qui méconnaissent le caractère polémique de la corrida.

La mise en scène de la mort, que risque le torero et qu’affronte
le taureau, est-elle indispensable à l’émotion du public ?

André Viard. La mort n’est pas mise en scène, elle est le fondement du combat et la réalité de la corrida. En ce sens, la corrida est une métaphore de la vie, un des derniers spectacles réels. Plus qu’une représentation, elle est une identification : ce qui est vécu ici, c’est le triomphe de l’humain sur l’animalité, de l’ordre sur le désordre, de la lumière sur le chaos. Le moment de l’estocade est la phase suprême : dans un dernier rapprochement hautement risqué avec le taureau, le matador met en jeu sa propre vie. Pour le public comme pour le torero, c’est l’accomplissement de la corrida, l’instant où la vie triomphe de la menace mortelle du fauve et où l’art et l’intelligence l’emportent sur la force brutale. Pour le taureau, sélectionné pour sa bravoure, la mort dans l’arène est plus digne que la fin dans un abattoir.

Claire Starozinski. Permettre l’identification au torero, cultiver le danger, la pulsion de mort, le besoin de voir mourir un animal pour se sentir vivant, c’est le fond même de la corrida. L’humanité s’est civilisée en se plaçant du côté du plus faible, en cultivant le sentiment de compassion. Ici, au contraire, c’est le culte de la domination qui prévaut.

Que dites-vous à vos adversaires ?

André Viard. Vouloir éradiquer une forme de culture qu’on ne partage pas est une forme d’intolérance inacceptable. Il y a, dans les mouvements animalistes pour qui la corrida est un symbole à détruire, une dérive xénophobe. Nous dénonçons toute pression visant à annuler cette reconnaissance de la tauromachie comme une culture vivante. C’est le sens de la lettre que viennent d’adresser au ministre trente-neuf personnalités des arts et des lettres (2).

Claire Starozinski. Nous savons les uns et les autres que nos positions sont inconciliables. Nous voulons l’interdiction des corridas et nous n’accepterons pas qu’une exception locale prenne une valeur nationale. Après tout, la corrida est proscrite et considérée comme un délit sur la presque totalité du territoire.

 

(1) La SPA, la Fondation Assistance aux animaux, la Fondation Brigitte Bardot, la Ligue française pour la protection du cheval, l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir et 30 millions d’amis.

(2) Parmi lesquelles Éric Barbier, Bartolomé Bennassar, Sophie Calle,
Jean-Paul Capitani, Philippe Caubère, Jean-Paul Chambas, André Comte-Sponville, Michel Deguy, Gérard Jugnot, Jean Lacouture, Christian Lacroix, Claude Lanzmann, Francis Marmande, Jean Nouvel, Denis Podalydès, Michel Portal, Jean-Michel Ribes, Hervé di Rosa, Francis Wolff.

Entretiens réalisés par
Antoinette Lorenzi

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11 juin 2011

FÊTES DE LUNEL (cliquer sur le texte pour l'agrandir)

LUNEL_2011

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06 juin 2011

UN BUS POUR VAUVERT

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