anti anti corrida

"Retour sur Rion des Landes : des initiatives très intéressantes de la part de l'organisation, une action pour rien chez les Anti, et des questions qui doivent être posées.

Les anti que nous avons vus à Rion des Landes étaient quelques dizaines. Nous étions des centaines. Nous avons assisté à la fiesta campera. Ils ont campé dans la rue. Nous avons salué et applaudi. Ils ont scandé et insulté. Nous avons assisté à une journée tout à fait légale. Ils ont bloqué un jeune matador dans un bar.

Difficile de résumer autrement cette journée où des anti sont venus de très loin pour faire de la figuration. Ils ont beau faire de cette journée un succès sur leurs blogs ou pages Facebook, on s'interroge pour savoir à quoi a pu leur servir concrètement cette action. Seul leur objectif de provoquer encore et toujours des frais supplémentaires a été atteint (nous y reviendrons plus bas). Mais pour le reste, c'est l'échec.

rIAN DES LANDES 2013Premier constat, la présence visible des élus du canton bardés de leurs écharpes tricolores. Une façon de rappeler que ceux qui représentent les citoyens étaient sagement assis dans les arènes, alors que ceux qui ne représentaient qu'eux-mêmes hurlaient leurs slogans haineux dans la rue. Face à ceux qui s'autoproclament représentants de la majorité des français, nous aimerions que ce genre d'initiatives se multiplie. Car dans notre République non-bananière (à part pour les extrémistes), une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. C'est dans les urnes que l'on va chercher sa représentativité, et pas dans les sondages bidons que l'on oriente à force de mobilisation sur Facebook, et de multi-comptes.

Second constat, la mobilisation des aficionados. Là encore, les antis peuvent toujours se focaliser sur la partie des gradins condamnée suite à l'incendie (et donc vide, faute d'issues de secours sécurisées) pour nier la réussite de cette journée. La plus grande partie des arènes, c'est à dire la partie accessible, était elle très richement garnie. Avec une température proche des 5°C, ce fut incontestablement une réussite. A noter d'ailleurs que les organisateurs nous ont dit avoir servi près de 500 repas après le festival. Les aficionados landais se sont mobilisés, et nous en avons aussi vu des départements voisins. Face à cette mobilisation, les Antis n'étaient que quelques dizaines, rappelons-le une nouvelle fois.

Troisième constat, la prise de conscience qui continue. Et oui, les anti qui se sont infiltrés au début de la journée pour rentrer dans les arènes sont heureux. Les aficionados parlent d'eux. Le contraire aurait été surprenant vu les dispositions qui ont été prises et que nous avons tous pu constater. L'ego en quête de démesure des Anti s'en trouve certes flatté, mais la poursuite de cette prise de conscience sera salvatrice. Vous qui avez envie de réagir, n'hésitez pas, et rejoignez les peñas taurines, en particulier celles des petites villes dont les arènes sont particulièrement prises pour cibles par les Anti.

Quatrième constat, le grand n'importe quoi. Il ne faut pas craindre de le dire. Cette manifestation non déclarée était de fait hors-la-loi. Et il faut croire que ce type d'actions se reproduira. Si des organisations souhaitent être invitées à débattre alors que leurs ouailles donnent dans l'illégalité, on peut parier qu'elles pourront encore attendre longtemps. Surtout si les anti se mettent à séquestrer et à bloquer des matadors. On ne parlera pas non plus de la présence (qui a duré deux minutes chrono) des T-shirts jaunes dans nos arènes. Juste le temps de la photo. Il parait que ce fut un grand acte militant de se faire jeter des arènes par les CRS. Des CRS qui furent au passage fermes mais respectueux. Bien plus que les antis qui n'ont pas manqué d'être une nouvelle fois odieux.

Cinquième constat, le plus anecdotique, mais pas le moins révélateur. Les antis (les mêmes, ceux qui sont rentrés dans les arènes et qui ont eu tout le loisir de les observer longuement avant de mettre leurs T-shirts) n'ont pas manqué de raconter sur la toile leur désarroi face aux derniers instants des toros qui jouaient dans le ruedo afin d'éviter l'envahissement... Comme à l'habitude, ils essayaient d'être touchants... on imagine les larmes qui ont coulé... Bon, du coup, on hésite à leur dire qu'il s'agissait de vaches landaises…

Sixième constat, Rions des Landais (et on ne parle pas du département!). Nous, on a passé une super journée. Rion des Landes en novembre, on recommande. En toute sincérité, s'il n'y avait pas eu les anti-taurins, on n'aurait peut-être pas fait la route pour montrer (comme beaucoup d'autres) notre solidarité. On s'est levé tôt pour un dimanche, et on a passé une très belle journée. Tout était parfait, l'accueil, le café avec au choix des parts de pastis landais ou des "croupions", la fiesta campera dans des arènes couvertes et protégées, l'apéro, et le repas. Et tout ça organisé par des Rionnais super aimables et pour 36 euro. Bref, on reviendra, et en toute objectivité on vous recommande de faire les prochaines éditions !

Passés ces simples constats, restent donc ces frais supplémentaires engendrés par les "actions" des antis. Ceux qui prennent le monde en otage pour pouvoir exercer leur fameuse liberté d'expression. Alors que l'ont sait tous que l'objectif est ailleurs.

Car pour le coup, on ne va pas manquer de poser des questions. Ces coûts, ces sur-coûts, engendrés par les troubles de l'ordre public sont revendiqués comme des victoires par ceux-là mêmes qui les provoquent. Quand un appauvrissement programmé des ressources publiques (ou privées) est élaboré comme une stratégie offensive, on ne peut s'empêcher de faire des parallèles. Taguer un bâtiment (comme les arènes de Bouillargues ce week-end) est illégal et passible de poursuites. Brûler ou détériorer un bien ou un bâtiment est illégal et passible de poursuites. Toute action destinée à s'en prendre sciemment aux biens d'autrui est passible de poursuites.

Et là, le "bien" en question, ce sont les caisses de l'Etat, des municipalités, ou des organisations taurines.

Nous ne comprenons pas que ces actions ayant pour but l'appauvrissement et par conséquent le saccage de biens publics ou privés puissent se faire en toute impunité et sans poursuites. Car quand de l'aveu même d'un responsable d'une organisation anti-taurine, on en est réduit à se réjouir des hausses d'impôts possibles dans les zones taurines, nous, on se demande pourquoi une réponse judiciaire n'est pas apportée à ce type de stratégie de destruction.

Question que l'on se pose aussi très clairement quand il s'agit de saccager des ressources associatives."

site Facebook "Anti Anti Corridas" : https://www.facebook.com/pages/Anti-Anti-Corrida/124545531037168

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