Aprés lecture de cet article, il serait intéressant, et même nécessaire, de connaître les points de vue des actionnaires des arènes (ceux qui voulaient vendre et ceux qui ne le voulaient pas) et bien sûr celui de la Mairie de Béziers et de la Commission taurine extra-municipale...
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Béziers : Robert Margé renonce au rachat des arènes
Robert Margé ne sera pas propriétaire des arènes. Il continuera à en être l’empresa.
Robert Margé ne sera pas propriétaire des arènes. Il continuera à en être l’empresa. (ARCHIVES)

L'éleveur biterrois voulait acheter l'édifice à la Société des Arènes. Voilà peut-être la fin du long feuilleton qui agite depuis le début de l’année le mundillo biterrois. Robert Margé renonce à son opération visant à devenir l’actionnaire majoritaire de la Société des Arènes, propriétaire de l’édifice. "Je crois que c’est la solution la plus sage. La plus consensuelle", explique l’éleveur, également organisateur de spectacles taurins.

La Ville loue à la Société des Arènes et sous-loue à Robert Margé
C’est à la fin du mois de janvier que Robert Margé a fait part de son intention d’être propriétaire des arènes. En réalité de devenir actionnaire majoritaire de cette société, qui regroupe essentiellement des descendants des familles fondatrices du bâtiment. Une partie des actionnaires s’y est opposée, évoquant des accointances entre le président de la SA des arènes, la municipalité de Raymond Couderc (la Ville est locataire de l’édifice) et Robert Margé, à qui la Ville sous-loue.

L'accord tripartite reconduit
Avant les élections municipales, la rumeur prêtait d’ailleurs à Robert Margé une envie de reprendre la main sur les arènes afin de ne pas perdre cet outil de travail en cas de changement à la tête de la mairie. "J’aurais préféré que mon offre se fasse différemment, dans un autre climat, après les élections. Mais on n’est pas toujours maître du calendrier", corrige l’éleveur. C’est tout de même après avoir rencontré le maire Robert Ménard qu’il a préféré retirer son offre : "Je l’ai vu trois fois. Des rendez-vous toujours très respectueux, très cordiaux. Il m’a assuré que l’accord tripartite serait reconduit."

"Un grand travail de transmission"
Des membres de l’équipe municipale de Robert Ménard ne sont pourtant pas des grands fans de la tauromachie prônée par Robert Margé, notamment Henri Fabre-Luce et Benoît D’Abaddie, adjoint aux spectacles taurins. "Je comprends la position d’Henri Fabre-Luce. Nous en avons parlé et les relations sont plutôt bonnes. Je crois de toute façon que M. Ménard est un vrai patron, c’est lui qui décide, rassure le ganadero. La décision a aussi été prise en famille. Moi, je me rapproche de la sortie, je suis dans un grand travail de transmission et les choix à venir impliquent mes enfants. Nous nous sommes donc réunis et avons convenu qu’il était préférable de poursuivre l’aventure sur les mêmes bases. Parce que ce qui nous passionne, c’est le campo, l’élevage. Nous voulons juste que cela perdure."

Avec quelques garanties en poche, Robert Margé joue donc la carte de l’apaisement : "Je crois que c’est mieux pour tout le monde. Mieux pour Béziers. Il faut maintenant parler en bien de cette ville. Que toutes les compétences se mettent en marche pour elle." Voilà qui ressemble presque à du Robert Ménard.

ARNAUD GAUTHIER - Midi Libre - Mis à jour le 10/05/2014, 16 h 42