paseo beziers

Le dimanche 11 juillet 1897 – il y a 120 ans - les Biterrois se pressaient nombreux vers le Plateau de Valras, pour assister à l'inauguration officielle des nouvelles arènes de leur ville. Quelques jours auparavant, le 27 juin, des biterrois avaient découvert ce nouveau lieu, pour « une novillada de muerte » avec 6 toros du Petit-Badon et le 4 juillet, 6 toros de la ganaderia de Paul Viret. Et en ce dimanche de juillet chacun pouvait remercier les quatre principaux initiateurs de ce nouvel édifice : le maire Alphonse Mas qui avait donné son accord en encourageant l'idée de M. Fayot ancien directeur des arènes de Nîmes - qui sera l'empressa des arènes - et aux deux entrepreneurs biterrois MM Gleizes et Sautel. Parmi les notables assis autour du ruedo, l'aficionado et mélomane Castelbon de Beauxhostes pensait certainement à cette soirée de mai 1897 où il avait réussit à y attirer son ami Camille Saint Saëns pour découvrir l’excellente qualité sonore du lieu, idée de génie qu'il avait eu dans les arènes de Valencia d'où la première représentation de Déjanire, ici le 28 août 1898, tragédie lyrique en 4 actes de Saint Saëns sur un livret de Louis Gallet.

Dejanire Beziers

Revenons à ce 11 juillet 1897 où fût appliqué un premier règlement taurin adopté le 25 juin par la première et toute nouvelle Commission taurine extra municipale. A 16 heures tapantes débutait le paseo pour un mano à mano des matadors Reverte et Algabeño face à 6 toros du marquis Enrique de Salamanca.

« Pica » journaliste local écrit le soir même : « Les deux matadors Reverte et « Algabeño » ont été à la hauteur de leur réputation. Reverte a été superbe à la cape et à la muleta, notamment à la mort de son premier toro, où l’extrême mobilité du fauve a obligé le diestro à faire toutes une gamme de passes qui lui ont valu une chaleureuse ovation.

« Algabeño », très en progrès, a passé ses deux premiers toros avec beaucoup de sang-froid. Il s'est montré, comme son compagnon du reste, très travailleur et très désireux de plaire.

Les toros de Salamanca ont été assez réguliers aux deux derniers tercios, mais ont été fuyards au premier » et Paco de conclure « En somme, bonne corrida, qui a laissé sur le public une excellente impression . »

Ainsi débutait l'histoire des dernières Arènes de Béziers... toujours bien là.

beziers banderilles

voir aussi  http://lotaureroge.canalblog.com/pages/2017---les-arenes-de-beziers-ont-120-ans/35005450.html