ferdinand_" Un gentil toro que l’on caresse, qui cueille des fleurs, qui parle et qui est capable de sentiments ? Ça n’existe pas ! L’auteur du dessin animé Ferdinand, dont le nom mérite d’être oublié, à l’instar de Walt Disney, cultive l’anthropomorphisme assimilant le « toutou à sa mémère » avec un animal sauvage et dangereux.

Pour raconter une jolie histoire qui après avoir fait pleurer, effrayé, attendri les jeunes enfants – finira bien, mais non sans avoir instillé un message pervers:- les animaux sont nos amis – c’est faux ! – même pas mon chat , qui vient me ronronner entre les pattes seulement pour réclamer ses croquettes! Les animaux ne sont pas les amis de l’homme, ils ne sont pas amis entre eux, leurs rapports entres espèces le prouvent et même, à l’intérieur de leurs espèces… Dans la vraie  vie, dans la nature -sauvage- ils se dévorent !

Le mensonge de Walt Disney est cynique, il insuffle dans l’inconscient collectif de millions de gens que Winnie l’ourson est inoffensif comme Tigrou et tant d’autres….  Chaque année, des ours tuent aux USA, au Canada, une dizaine de personnes. Chaque année, aux États-Unis 22 personnes sont tuées – écrasées ou encornées par des bovins…. Dans les Pyrénées, 127 attaques d’ours ont été recensées en 2014. L’ours Baloo, le tigre Shere Khan, Bagheera la panthère noire sont des « gentils » et, aussi arbitrairement, on nous inculque que Rama le loup et les hyènes sont en revanche des « méchants », dotés d’instincts mortifères.
Parallèlement,  ces « animalistes »  avilissent l’image de l’homme, au travers de celle d’un torero ridiculisé. Ces anti-taurins occultent tout des sacrifices de cet artiste : l’ascèse de la pratique, le don de soi, l’acceptation du danger, de la douleur, faisant fi de son existence, au service de  sa création « art  suprême » et pourtant éphémère.

Les héros, trop nombreux cette année, qui ont versé leur sang dans l’arène, sont allés au devant du danger avec grandeur et orgueil."

Christian Le Sur - président du Centre Français de Tauromachie

NOTE LO TAURE ROGE : Tout a fait d'accord sur les méfaits de l’anthropomorphisme sur trop d'enfants, et même sur certains adultes. Ce film - dont les qualités graphiques sont des plus banales - pourrait par ailleurs avoir un effet contraire et éveiller, pour les plus curieux, l'envie d'aller voir une véritable corrida avec de vrai Toros...  et je pense qu'à la rentrée de janvier 2018 - dans le cours de récréation - il y aura des matadors et des toros.