solera

 J’aimerais profiter de ces quelques lignes pour communiquer la décision difficile de mettre un terme à ma saison en raison de la grave blessure que je traîne depuis plusieurs mois. Tout d’abord, je tiens à remercier tous les organisateurs, les commissions, les associations, les clubs de taurins et les mairies qui m’ont fait confiance pour cette saison 2018, ainsi qu’à mon équipe et toutes les personnes présentes à chaque moment difficile de cette saison. Ce fut une saison très difficile marquée par d’importantes blessures.

Fin février, alors que je tuais un toro en privé, ce dernier m’a laissé quatre mois dans l’incapacité de pouvoir toréer à cause d’une fracture du plateau tibial et une contusion osseuse de la jambe gauche. A mon grand regret et n’ayant pas atteint certaines conditions physiques minimales, je n’ai pas pu faire le paseo à Vèrgeze et à Aire sur L’Adour.

Pour les novilladas où j’ai pu toréer, je voudrais faire un résumé des difficultés auxquelles j’ai eu à faire face cette année.

Ma première novillada, après la convalescence, a eu lieu à Boujan-sur-Libron le 30 juin. Suite à un fort accrochage à mon premier novillo de Hoyo de la Gitana, je me suis retrouvé avec le ménisque externe de la jambe gauche fissuré et une désinsertion musculaire du jumeau droit. Le lendemain, j’ai tenu à toréer la novillada de Raso de Portillo par respect et engagement moral envers les aficionado et envers moi-même. Je suis fier d’avoir été déclaré vainqueur de la feria en coupant deux oreilles, avant d’être à nouveau contraint d’arrêter cinq semaines sans pouvoir faire cette fois le paséo à Céret et à Beaucaire.

J’étais de retour à Istres où j’ai pu profiter des qualités d’une très bonne novillada de l’élevage français Cuillé, coupant 3 oreilles et remportant le prix du meilleur novillero de l’après-midi .

Plus tard, à Roquefort est arrivé le pire moment de douleur physique de la saison, ayant reçu a Istres à nouveau, un coup au genou en rentrant tuer sans muleta. Malgré la douleur, j’ai décidé de ne pas me retirer de l’imposante novillada de Conde de la Maza car cela pouvait être interprétée comme une excuse pour abandonner mon engagement. Le résultat n’a pas été celui espéré, je n’ai pas été bien, j’aimerais y retourner dans de meilleures conditions pour m’enlever cette épine du pied.

Après trois nouvelles semaines en convalescence, arrive septembre avec quatre engagements dans des arènes très importantes avec des élevages très exigeants. Le premier d’entre eux était Villaseca de la Sagra avec une novillada de Dolores Aguirre qui ne m’a pas facilité la tâche. Le lendemain à Calasparra, étant bien conscient que rien d’important ne s’était passé la veille, je suis sorti comme à mon habitude pour donner le meilleur de moi. Je suis tombé sur un grand novillo de Prieto de la Cal avec lequel j’ai pu prendre et transmettre beaucoup de plaisir face un novillo compliqué qui m’a permis de montrer un tout autre répertoire et de triompher dans l’une des plus importantes ferias de novilladas du monde, recevant par la même occasion le prix de “la meilleure estocade” de la feria.

En suite venait Andorra de Teruel avec une novillada-concours où j’ai eu la chance de rencontrer un grand novillo de Flor de Jara et un second bien différent d’El Añadío. J’ai pu couper quatre oreilles et je pense avoir pu démontrer ce que je voulais devenir en tant que torero. Le lendemain, Trillo s’est présenté devant moi, un autre défi d’élevages. Un de Casasola et un de La Interrogación. J’ai coupé une oreille face au dernier novillo.

Le temps est venu de mettre fin à ma saison pour me faire opérer du ménisque et pouvoir me préparer le plus tôt possible pour une belle campagne mexicaine très importante pour moi. En 2019, ce sera une autre saison exigeante et tout aussi intense et, espérons-le, un peu plus garnie que 2018.

Un saludo a la afición et à très vite !

(communiqué)