Capture-d%u2019écran-2018-09-30-à-10À compter de l’opus 75 qui sortira mi-octobre, Terres Taurines sera exclusivement disponible sur abonnement.
Annoncée depuis plusieurs mois en raison des dysfonctionnements de la grande distribution de presse qui impactent tous les éditeurs, cette décision permettra à la revue de continuer à voyager longtemps en Terres Taurines pour ses fidèles lecteurs et abonnés.

Renseignements par mail
abonnement@terrestaurines.com ou tel. 06 59 79 17 22

Cordoue terre taurine, cinq dieux et deux califats.

Ce voyage en terres taurines cordouanes, où la crise a provoqué la disparition de plusieurs ganaderias, permet de découvrir les secrets les mieux cachés d’une région où la présence du taureau déifié remonte au terrible Baal qu’adoraient les carthaginois.  Sont évoqués aussi, au passage de la «judería» qui conduit à la Mezquita, les rapports ambigus entretenus durant des siècles par les Patriarches hébreux avec le Dieu Taureau syrien, les rechutes de leur peuple qui sombra à diverses reprises dans l’idolâtrie en adorant le Taureau (péjorativement qualifié de «veau» dans la Bible), mais aussi les légendaires mines du Roi Salomon qui se trouvaient, dit-on, dans la Sierra Morena ; le legs de l’empire romain qui adorait Mithra, la trace des wisigoths qui chassaient le taureau sur les berges du Guadalquivir à l’endroit précis où le terrible Almanzor élèverait plus tard les 10 000 chevaux qui lui permirent de tenir en échec la chrétienté, puis les fêtes taurines organisées dans la Cordoue reconquise, jusqu’au second califat débuté avec l’avènement de Lagartijo puis Guerrita.

Bien sûr, ce voyage ne serait pas complet sans une visite au campo où diverses aventures humaines méritent le respect : Ramon Sánchez, ganadero des Arranz au franc parler décapant, Antonio Garcia, dont la ganaderia de la Castilleja fait face au caravansérail de Belmez sur la «route de la soie» de la Sierra Morena, Justo Barba, un Quichotte smicard, éleveur de «veraguas», ou Antonio Muñoz, mayoral écologique et poète d’Alcurrucén.

Et il serait évidemment incomplet sans l’évocation du plus grand des califes, Manolete, dont une facette inédite de la personnalité est évoquée ici grâce, notamment, à la très controversée «loi de mémoire historique» qui a permis d’accéder au dossier secret élaboré sur lui par le régime franquiste.