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"André Viard, président de l'Observatoire national des cultures taurines et chargé de mission pour l'Union des villes taurines de France (UVTF), réagit après notre article d'hier sur la campagne d'affichage en cours à l'initiative de l'UVTF, dont le slogan est «Le taureau, notre culture».

Contrairement à ce qu'affirment les anticorrida, «le spectacle taurin n'est pas subventionné, à la différence de la plupart des spectacles. Il n'y a pas de subvention européenne, nationale ou locale pour la corrida. Cela montre l'enracinement de la tauromachie en France, qui vit sans être aidée. Certaines arènes sont gérées en régie directe municipale (Dax, Mont-de-Marsan…), ce ne sont pas les impôts qui payent mais les bénéfices des corridas qui financent les fêtes autour. À Nîmes, Arles ou Béziers, les arènes sont en délégation de service public. Le concessionnaire paye une redevance à la municipalité. Le spectacle taurin finance ainsi la municipalité», affirme ce spécialiste de la culture taurine.

Selon lui, les anticorrida «font l'amalgame avec les subventions agricoles de la PAC (politique agricole commune) qui vont aux éleveurs, qu'ils soient éleveurs de vache pour la production laitière, pour la viande ou de taureaux de combat.

L'affiche a été placardée sur 90 panneaux (4 par 3) des murs de la Ville rose et 50 à Auch. La campagne se poursuit en juin à Bordeaux et Montpellier.

«Le fond jaune de l'affiche est une paroi sur laquelle est gravée une tête de taureau, dieu de l'abondance, remontant à 3 500 ans avant notre ère, au Mont Bégo, près de Nice», précise André Viard."

Publié le 31/05/2019 ans la Dépeche Toulouse