Le Prix 2020 a distingué le parcours et la trilogie de l’éleveur biterrois.

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La temporada 2020 marquera l’histoire de la tauromachie avec la pandémie du Covid-19 qui a sonné le glas de la plupart des Ferias et moins de 10 % des spectacles habituels ont été organisés. Au niveau local, cette saison restera gravée dans les annales biterroises. Le 16 août, Sébastien Castella a réalisé son dernier paseo pour le Festival taurin avant d’annoncer son retrait surprise des ruedos fin septembre. Mais ce spectacle bénéfique a mis fin à 32 ans de règne de Robert Margé à la tête des arènes avec un départ émouvant par la grande porte, accompagné de sa famille.

 Bernard Maffre a salué le parcours de Robert Margé comme éleveur de toros, d’apoderado et d’empresa des arènes de Béziers. Il s’est rappelé également de la création de la Feria de Fenouillet avec Didier Lacroix qui avait réuni jusqu’à 100 000 personnes dans la région toulousaine. Bernard Maffre a salué le parcours de Robert Margé comme éleveur de toros, d’apoderado et d’empresa des arènes de Béziers. Il s’est rappelé également de la création de la Feria de Fenouillet avec Didier Lacroix qui avait réuni jusqu’à 100 000 personnes dans la région toulousaine.
Depuis sa création en 2013, le Prix Midi Libre a vocation à saluer un geste spécial et mettre à l’honneur une contribution à la tauromachie, plus particulièrement biterroise.

Un parcours exceptionnel

Si la ganaderia des Monteilles a déjà été primée en 2016, désigner Robert Margé comme lauréat de l’édition 2020 s’est imposé comme une évidence tant son parcours en fait une des trois références françaises des 40 dernières années avec Simon Casas et Luc Jalabert.
Sa trilogie comme "taurino" souligne le parcours exceptionnel d’un gamin de Celleneuve qui a atteint les sommets de sa profession en se créant un réseau tentaculaire.


Bernard Mula, président de la fédération, était présent à l’image de tous les représentants des clubs taurins du Biterrois.
Bernard Mula, président de la fédération, était présent à l’image de tous les représentants des clubs taurins du Biterrois.

Évidemment, il est impossible de rappeler tous les grands moments à la tête des arènes depuis 1989 où l’empresa à la fois caressé les étoiles (alternative de Castella en 2000, les corridas de Miura et de Margé de haut niveau, les Valdefresno de 2006…) et vécu des moments d’intense émotion (les adieux avortés de Richard Milian) ou de drame (l’accident de Julio Robles tombé tétraplégique sur le sable).

 Robert Margé entouré de son épouse Françoise et de ses enfants Olivier et Estelle. Mathis représentait la troisième génération de la famille Margé réunie autour de son patriarche. Robert Margé entouré de son épouse Françoise et de ses enfants Olivier et Estelle. Mathis représentait la troisième génération de la famille Margé réunie autour de son patriarche.

Évidemment, il est impossible de rappeler tous les grands moments à la tête des arènes depuis 1989 où l’empresa à la fois caressé les étoiles (alternative de Castella en 2000, les corridas de Miura et de Margé de haut niveau, les Valdefresno de 2006…) et vécu des moments d’intense émotion (les adieux avortés de Richard Milian) ou de drame (l’accident de Julio Robles tombé tétraplégique sur le sable).

Un des cinq meilleurs toreros de sa génération

Mais Robert Margé a également dirigé d’autres arènes (Toulouse, Carcassonne, Istres…) et de nombreux toreros (Milian, Loré, Ortiz…) et le plus beau chapitre de sa carrière est certainement la découverte de Sébastien Castella. Qu’il a accompagné aux portes du sommet de l’escalafon avant de devenir un des cinq meilleurs toreros mondiaux de sa génération.

Enfin, le dernier volet de sa trilogie concerne son élevage de toros qui est devenu la référence en France avec des statistiques dans les arènes françaises qui le positionne parmi le top 3 des ganaderias sur la dernière décennie. Sans oublier le Graal de Zaragoza où, pour la première fois, un fer tricolore s’est imposé comme triomphateur d’une grande Feria espagnole en 2017.

Pour l’ensemble de cette œuvre, "enhorabuena" Don Roberto.

Le palmarès du Prix Midi Libre

  • 2013 : Cuadrilla Javier Castaño.
  • 2014 : Cayetano Ortiz.
  • 2015 : Sébastien Castella.
  • 2016 : Ganaderia Margé.
  • 2017 : Manuel Escribano.
  • 2018 : Lea Vicens et Juan José Padilla.
  •  2019 : Ganaderia Pedraza de Yeltes.
  • 2020 : Robert Margé.
MIDI LIBRE - PHOTOS MICHAEL ESDOURRUBAILH - ARTICLE STEFAN GUIN