EN TOUTE OBJECTIVITÉ...
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Dans Béziers-actualités du 6 aout 2025 que vient de me transmettre Thierry Hély, président de la Flac (Fédération des luttes pour l’abolition des corridas), basée dans l'Hérault, écrit une lettre ouverte à la guide-conférencière qui animait la “Corrida chuchotée” - système par audiophones - pendant la Feria biterroise...
Cette année, s’adressant directement à la guide, Thierry Hély s’étonne après avoir découvert la teneur des commentaires : « À aucun moment, le mot “souffrance” du taureau n’est prononcé. Comme si l’animal sensible en tant que tel n’existait pas. Dans un souci d’objectivité, un collectif de scientifiques ainsi que celui de psychiatres et de psychologues vous demandent d’avoir l’honnêteté d’évoquer au moins le terrible tourment éprouvé par ce magnifique animal »
Et bien en toute objectivité nous lui répondrons :
Ne parlez pas de souffrance pour un animal, celle-ci étant un état découlant d'une situation nécessitant une interprétation ; parlons de douleur, sensation amenant une réaction...
Des études faites par le laboratoire de physiologie animale de l'Université de Madrid par le professeur J C Illera, études sur les taureaux et les novillos, par la mesure des bêta-endorphines produites par le toro bravo (10 fois plus que l'homme). Ce sont des opiacés, sécrétées par l'hypophyse et l'hypothalamus chez les vertébrés lors d'activité physique intense, d'excitation, de douleur... Découvertes dans les années 1970, les endorphines (de morphine et endogène) sont des neurotransmetteurs agissant sur les récepteurs opiacés et ont une capacité analgésique. On les trouve entre autres dans le cerveau et la moelle épinière ainsi que dans le système digestif ; c'est en fait une hormone chargée de bloquer les récepteurs de douleur (nocicepteurs), à l’endroit où celle-ci se produit…
Il en de même pour les matadors, grièvement blessés, qui continuent à toréer... Les bêta-endorphines jouent alors leur rôle sur les noci-récepteurs pour faire oublier la douleur.
Si cela vous convient vous pouvez :
- nier l'existence et les effets des bêta-endorphines au sein de l’organisme des mammifères (dont fait parti le Toro de combat),
- nier qu'il s'agit d'opiacés,
- nier qu'elles sont sécrétées par l'hypophyse et l'hypothalamus chez les vertébrés lors d'activité physique intense, d'excitation, de douleur...
- nier qu'elles furent découvertes dans les années 1970,
- nier qu'ils s'agit d'endorphines (de morphine et endogène) et de neurotransmetteurs agissant sur les récepteurs opiacés et avec une capacité analgésique.
- nier qu'une hormone chargée de bloquer les récepteurs de douleur (nocicepteurs) agit à l’endroit où celle-ci se produit...
Toutes vos dénégations relevant davantage de l’obscurantisme que de la raison sont contredites par la vision de l'action du Toro dans l’arène : charges continuelles, combativité, attaques..