CARLOS OLSINA - MUSÉE TAURIN - BÉZIERS - HABIT DE LUMIÈRES
Vendredi 24 avril, le jeune torero Biterrois Carlos Olsina remettait au Musée Taurin de Béziers son premier habit de lumières. C'est devant un public nombreux que la présidente de l'Union taurine biterroise Marie-Françoise Rouzier prononça un discours, cela avec beaucoup d'émotion. Puis Carlos - Charles Pasquier - rappela les débuts de sa carrière de l'École taurine à son alternative le 18 juin 2022 à Istres en passant par de nombreuses novilladas. Aujourd'hui, malgré les difficultés inhérentes à la profession, c'est avec force et joie qu'il aborde la temporada, toujours animé par la force de vaincre... et ému par cette remise.
"La nouvelle histoire du Musée est en train de s’écrire sous nos yeux.
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Nous avions l’ancienne, celle qui a permis à nos prédécesseurs de réunir toutes ces pièces magnifiques qui font l’orgueil de l’Aficion biterroise et qui suscite l’intérêt de tous ceux qui visitent le musée, même ceux qui n’ont jamais vu de corrida (ils étaient pratiquement 1500 en 2025). Et pourtant, encore, des Biterrois pur jus ne le connaissent pas ou n’y font pas référence lorsqu’il est question de musées. La particularité de l’appartenance des collections en est peut-être la raison !
Aujourd’hui, avec toi Carlos, nous écrivons la suite de l’histoire en continuant d’enrichir les collections. Et surtout nous allons mettre à l’honneur les 4 toreros biterrois qui font notre fierté puisque désormais, la salle où nous nous trouvons, sera la salle dite des Biterrois. Car bientôt 11 ans après l’ouverture du musée dans ce lieu magique, nous allons quelque peu en modifier la présentation, créer donc cette salle des Biterrois, mieux présenter certaines pièces qui ont besoin d’être mises en valeur, sortir des œuvres de nos réserves. Un Musée doit vivre, doit bouger ! Et il va encore bouger car ce n’est pas un secret : Sébastien Castella va déposer au musée, pendant la Feria, son troisième habit de lumières après celui de couleur saumon de la pièce du fond et le goyesque installé dans la salle de la Tauromaquia.
Déposer un de ses habits de lumières dans un musée, ce n’est pas anodin : ni pour le Musée ni pour le Maestro qui fait ce geste :
- pour le Musée, c’est une pièce supplémentaire qui va apporter une valeur ajoutée par sa qualité, par tout ce qu’elle représente pour un aficionado, particulièrement un habit de lumières. Qui ne rêve pas d’assister à ce moment d’intimité absolu qui est l’habillage du torero, ce recueillement dans la chambre d’hôtel, entouré de proches ou de personnalités qui ont eu la chance d’y être invitées.
- pour le Maestro, c’est une vitrine permanente de son parcours, un témoignage de sa qualité de Maestro connu et reconnu puisqu’il est entré au Musée. Une belle fenêtre car les visiteurs, aficionados ou pas, poseront des questions sur cet habit et en sauront un peu plus sur le donateur.
Pour la néophyte que je suis, qui ne fais pas partie du sérail, qui n’ai pas l’habitude de fréquenter le patio de caballos ou le callejon, je peux dire que l’habit de lumières je le savoure pleinement lorsque j’ai la chance, merci à Michel, de faire partie du palco et d’être là quelques minutes avant la corrida, ce moment si particulier où tous sont immobiles, sanglés dans leur habit et dans leur cape de paseo. Là j’essaye de regarder les détails, d’emplir mes yeux de ce travail d’artiste réalisé par les sastres, mais c’est très rapide car je suis un peu bousculée par ci par là, les professionnels ne me connaissent pas : ils n’ont pas à cet instant T, du tout envie de penser qu’autour de la corrida, gravitent des amoureux anonymes qui essayent d’apporter leur pierre à l’édifice, de préserver ce patrimoine vivant et l’histoire taurine de Béziers. C’est une remarque un peu personnelle mais je sais qu’elle est partagée par bon nombre d’aficionados. Avoir de la proximité avec nos Maestros est de plus en plus compliquée : avant la corrida c’est tout à fait normal mais, après !
Installer un habit de lumières dans une vitrine de musée, c’est un peu y faire entrer l’intime du torero et son histoire. Et quand c’est l’histoire d’un Biterrois, alors là c’est encore autre chose. Lorsqu’on visitera le musée désormais, on découvrira le parcours de nos quatre matadors. Oui notre ville peut se glorifier d’avoir donné naissance à quatre enfants qui, au plus profond d’eux-mêmes, avaient cette passion du toro. Nous, Biterrois, aficionados, en sommes très fiers.
Merci Carlos pour ce geste qui nous touche. Toute l’Aficion biterroise te remercie et te dit suerte pour la temporada.
M.F. Rouzier, M. Hérail, Carlos et E. Pissarro
A l’issue de cette cérémonie, nous nous retrouverons au rez-de-chaussée pour l’apéritif, je voudrais remercier haut et fort ceux qui font que ces fins de soirée ont un goût inimitable, au sens propre comme au figuré : tout d’abord notre ami Jean-Louis Pujol du Domaine de Grezan, notre partenaire tout au long de l’année. Merci Jean-Louis. Et puis nos deux chefs, Jacques Petitcolin et Daniel Vaudon qui par leur investissement, donnent une saveur particulière à nos buffets. Merci à vous deux. Merci à vous trois."