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LO TAURE ROGE
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17 août 2026

Christian Parejo le plus en vue dans une décevante corrida de clôture…

 

Temps plus agréable avec une température plus supportable et une légère brise. 3/5 environ.

Toros de la ganadería Margé bien présentés mais hélas, la plupart présentant des failles dans leur comportement, meilleur l’ultime.

A l’issue du paseo puis de la Marseillaise suivie d’un hommage au micro à la ganadería Margé, le maire de Béziers Robert Ménard a remis la médaille de la Ville à Vincent Chaptal, mayoral des Monteilles…

 

Juan Leal : silence aux deux.

Carlos Olsina : silence et sifflets.

Christian Parejo : vuelta et oreille.

 

Autant le dire tout de suite, cette corrida dont on attendait beaucoup dans un contexte taurino-biterrois favorable eu égard aux succès passés, n’a pas tenu toutes ses promesses. Mais l’on ne peut jamais écrire l’histoire avant de la vivre et l’on sait bien que dans le domaine des toros comme en beaucoup d’autres, les prédictions sont une chose et parfois, la réalité en est une tout autre…

C’est bien ce qui s’est passé hélas pour la clôture sur le Plateau de Valras où toro après toro, à quelques nuances près, la mayonnaise a eu bien du mal à prendre et il aura fallu la sortie de l’ultime pour entendre tomber des étagères des clameurs de réelle satisfaction…

 

Juan Leal a démarré en brindant sa première faena à la famille Margé, Françoise, l’épouse du ganadero, recevant la montera.  Début au centre par cambios avant de se l’enrouler sur la droite puis de continuer sur les deux ailes. Mais le problème est alors venu d’une baisse de régime de l’animal qui lorgna vers les planches et réduisit sa charge. Final encimista. Demie. Avec le cuarto, ce fut un peu pareil, le bicho ne s’employant guère à la pique puis après un brindis à l’assistance et un début plutôt prometteur, les choses se gâtèrent peu à peu quand son opposant se révéla alors rajado. Final dans les cornes, mais retombée du soufflé à la conclusion.

 

Carlos Olsina prit en premier lieu un castaño qui sortit en trombe, mais dont les ardeurs n’ont guère duré car le Margé décida de jouer la défense et à partir de là, la crise de la mésentente était plutôt évidente. Charles brinda au peintre Quentin Revilla, en charge de la déco des capotes de paseo, de la piste et des burladeros et assez rapidement, il dut faire l’effort d’essayer d’intéresser son adversaire, en l’occurrence lui aussi très attiré par les bordures. Conclusion laborieuse. Le quinto sortit lui aussi avec fougue, mais par la suite, il déçut à son tour, ne justifiant jamais l’adage, en se montrant distraído lors d’une faena brindée à Robert Margé. En outre, à nouveau, le Biterrois conclut à la peine.

 

Christian Parejo a été en quelque sorte celui qui a pu sortir la tête de l’eau, notamment avec le dernier. Auparavant, avec un troisième qui s’est avéré compliqué dès sa sortie, le Chiclanero a brindé à Yannick Casajust, un ecclésiastique aficionado que l’on retrouve souvent dans les burladeros de la plaza biterroise, une faena qui sans être totalement aboutie a connu quelques passages méritoires qui ont réveillé l’auditoire. Au final, après une lame glissée puis une autre tendida, une partie du public pétitionna sans obtenir satisfaction. La classique histoire de la bouteille à moitié pleine ou vide ! C’est donc avec l’ultime, qui s’est sauvé de la quema, que Christian allait obtenir l’unique trophée de cette clôture. Pour cela, il y a mis ses ganas, sa technique et son entrega, transmettant aux tendidos lors d’un arrimón qui a constitué de loin ce qu’on a vu de mieux…

 

De Paul Hermé dans site Torofiesta

 

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