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LO TAURE ROGE
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  • Défendre et promouvoir la Culture et l'Art Tauromachique en OCCITANIE - Pyrénées-Méditerranée et au-delà. «Vous aimez la corrida ? Sachez la défendre ! vous n’aimez pas la corrida ? Sachez la comprendre !» - Site animé par Hugues Bousquet
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20 décembre 2010

PLAIDOYER POUR LA TAUROMACHIE

170px_Cartel_toros_barcelona

TRIBUNE LIBRE:

Faut-il suivre l'exemple de la Catalogne, qui a interdit les corridas ?

Par Jean Ortiz, universitaire

Les belles arènes néomauresques de Barcelone devien­dront-elles un centre commercial géant ? Ainsi va la « mondialisation »... Après l'interdiction le 28 juillet, par le Parlement catalan, de la corrida, nous, qui l'ai­mons et la défendons, serions des « nostalgiques du fran­quisme », des partisans du "centra­lisme madri­lène"... Sottises ! Certes, le franquisme instrumentali­sa la corrida, le foot, la religion, le tourisme... Faut-il pour autant les interdire aujourd'hui ? La décision du Parlement catalan est avant tout politique, même si l'on ne peut nier la mobilisation contre « les souf­frances animales » de milliers de ci­toyens qui ont signé la péti­tion exi­geant cette initiative législative...

Des forces « nationalistes » ont pris en otage la corrida pour régler leurs comptes avec Madrid, « berceau de cette barbarie moderne ». Nouvelle sottise ! Les jeux taurins ne sont ni castillans ni andalous, mais couvrent tout le bassin méditerra­néen, et ce depuis la nuit des temps. Sur les murs des grottes, l'homme préhistorique représentait déjà cet animal mythique : le toro... La cor­rida n'est ni de droite ni de gauche, ni « centra­liste » ni « fédéraliste », ni « catalaniste » ni « espagno­liste ». Elle est tout simplement un phénomène culturel, une forme d'art, ancestral et populaire, un combat es­sentiel, une confrontation avec la mort, l'abnégation, une esthé­tique, une spiritualité... Où est la « barba­rie », où est la « civilisation » ? Sans opposer les droits des animaux à ceux de l'homme, il me semble qu'il n'y a pas de com­mune mesure entre la cruauté « a las cinco de la tarde » et les guerres en Afghanistan, en Irak...

Il y a longtemps qu'à Bruxelles et Strasbourg, on rêve d'interdire la corrida au nom d'une Europe clo­née, capitaliste et washingtonienne, des « bons senti­ments », de la « mo­dernité », du « nettoyage culturel », d'une Europe policée, propre sur soi, amie des ani­maux, mais moins des peuples taurins d'Amérique la­tine, que l'on saigne à base de contrats néocoloniaux dits «d'asso­ciation»...

La corrida en Espagne aurait perdu du public (c'est vrai) et serait deve­nue « élitiste ». Interdira-t-on de­main l'opéra avec les mêmes argu­ments ? Si la corrida doit mourir de sa belle mort, pourquoi des mesures liberti­cides ? La corrida connaît en France un essor spectacu­laire. À Dax, Nîmes, Mont-de-Marsan, Bé­ziers, Bayonne, Vic, etc., les arènes sont combles. Et, parmi ce peuple du toro, peu de bourgeois. Ici, on communie tauromachiquement, on aime ce rituel comme l'ont aimé Lorca, Hemingway, Bergamin, Pi­casso...

Oui, il faut sauver la corrida ! Convenons qu'en Espagne le spec­tacle est devenu « décadent », par la faute de toros uniformisés, «nobles» à l'excès, et celle d'éleveurs, d'« empresarios », d'« apoderados » plus soucieux du fric que de « la verdad ».

Sauver la corrida, c'est récupérer son « prestige », son authenticité, ses toros « bravos », et des toreros à la José Tomas, capables de jouer leur vie pour la beauté d'une «natu­relle». Éphémère. Juste un instant d'éterni­té.

Tribunes - L'Humanité du 10-08-2010

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Commentaires
J
A l'excellente question posée par le triste, la réponse est oui. De toutes façons, même si on n'arrive pas à l'interdire rapidement, elle est en train de mourir d'elle-même dans des convulsions qui font bien plaisir à voir. Ce sera juste un peu plus lent.
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L
Le rugby OK, le vélo aussi, pourquoi pas la boxe. Mais la corrida, c'est trop pour moi. Jean Ortiz m'attire quand il soutient Eric Pétetin l'indien de la vallée d'Aspe. Quand il soutient la corrida, il fait pleurer. Et le mélo sur la République, sur "les enjeux humains, philosophiques, éthiques, esthétiques". "Un autre monde, y compris taurin, est possible"... Ridicule. Le monde taurin est à jeter dans le fossé, à abolir comme toutes les cultures qui atteignent aux droits fondamentaux des animaux. Sa dialectique communiste est grotesque sur ce sujet et c'est dommage qu'il perde son temps de combat dans un spectacle qui transpire l'inhumanité. <br /> Une corrida propre !!!! qu'est-ce que le socialisme a à foutre de la corrida ? Ah ! ah! Vraiment pitoyable. Qu'est que peut faire un socialisme s'il continue à tourner le dos à un avenir qui comprendrait enfin que l'Homme doit reconsidérer sa position sur cette planète ? Rien ! Dommage, je croyais qu'Ortiz était plus fin que ça.<br /> Les jours de la corrida sont comptés et c'est heureux.<br /> <br /> http://blog.pirenifoto.info/2011/08/10/que-deviendra-la-corrida-sans-tomas/
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C
Que cette nouvelle annéee soit remplie d'heureux moments.<br /> <br /> Meilleurs voeux!<br /> <br /> bisous<br /> <br /> Casa
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