Voici le communiqué de presse d'un aficionado Richard Bertrand de Valras, concernant la réponse du Colbac sur l'organisation d'un débat. Pour ma part je souscrirai à un débat public mais sur une radio...
"Il y a quelques semaines, j'ai proposé l'organisation à Béziers d'un débat public entre défenseurs et opposants à la corrida. Cette invitation avait été formulée sur les réseaux sociaux, puis renouvelée directement auprès de Sophie Maffre-Baugé, présidente du COLBAC, lors de la Journée des associations à Béziers.
L'objectif était simple : permettre aux deux sensibilités de confronter leurs arguments devant un public composé de partisans et d'opposants à la corrida, dans un cadre neutre, calme et respectueux. Le lieu, la date, les intervenants, la modération et les modalités d'organisation devaient être définis conjointement afin de garantir un échange équilibré.
Aujourd'hui, le COLBAC vient de faire connaître officiellement son refus.
Dans une réponse publique, sa présidente écrit : « Je vous ai déjà expliqué, lors de la Journée des associations, pourquoi ce débat serait parfaitement inutile et stérile. Merci de cesser vos sollicitations et de passer à autre chose. »
Je prends acte de cette décision qui n'avait pas été formulée de la sorte et la respecte, même si je la regrette. Je considère qu'un sujet qui divise autant les opinions mérite précisément que l'on puisse en débattre publiquement. Défendre la corrida ne signifie pas refuser d'entendre ceux qui la combattent. Et s'opposer à la corrida ne devrait pas empêcher d'écouter les arguments de ceux qui la défendent.
Un débat n'a pas nécessairement pour objectif de convaincre son contradicteur. Il permet aussi au public de se faire sa propre opinion, à partir d'arguments exposés contradictoirement.
Je reste convaincu que le dialogue est préférable à l'absence d'échange, même lorsque les positions semblent irréconciliables. La proposition n'avait rien d'une provocation. Elle ne visait ni à mettre en difficulté le COLBAC ni à organiser une confrontation hostile. Elle répondait simplement à une volonté de discussion publique sur un sujet qui fait partie de l'histoire et de l'identité culturelle de Béziers. Le refus du COLBAC est désormais clairement exprimé. Je n'insisterai donc pas auprès de cette association. Pour autant, je reste disponible pour participer à un débat avec d'autres représentants du mouvement anticorrida qui accepteraient cette démarche.
Les défenseurs de la corrida sont prêts à exposer publiquement leurs arguments et à entendre ceux de leurs contradicteurs. Je regrette simplement que cette première proposition n'ait pas pu aboutir. Car une conviction, aussi forte soit-elle, n'a rien à perdre à être confrontée à une opinion contraire."