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Le Colbac, association liberticide se spécialisant, à chaque manifestation taurine dans les arènes de Béziers, à photographier les personnes sur les gradins, s’est fendue d’un article avec photo où nous lisons "La présence de plusieurs prêtres parmi les spectateurs de la corrida mixte du 16 août dernier, dans les arènes de Béziers, et d’un aumônier des arènes, grand aficionado parmi les aficionados dans le callejon, choque profondément les catholiques biterrois."
A cette occasion Virginie Masson, membre du COLBAC (Comité de liaison pour l’abolition de la corrida ), s’est fendue d’une lettre de protestation à Pierre Marie Carré, archevêque de Montpellier.

Nous savions les animalistes se réclamer porte-paroles des toros de combat, les voilà à présent porte-paroles des catholiques ; oubliant au passage que les aficionados et les spectateurs catholiques, certainement majoritaires ne demandent en rien au Colbac de les représenter.

Pour se mettre les catholiques dans la poche le Colbac, pose la question : " Le pape Pie V dans la bulle « De salute gregis » n’a-t-il pas condamné les courses de taureaux en termes très explicites et d’une extrême sévérité : « spectacles sanglants et honteux, de démons plutôt que d’hommes ». Pour les libertcides arranger l'Histoire est une spécialité.

Voici donc un petit rappel historique :

Le 1er novembre 1567, Pie V promulgue la bulle « De Salute Gregi » qui condamne sans appel les jeux taurins. Non pas du fait du sort du Toro mais des risques de mort volontaire prise par les hommes (souvent des nobles) dans le ruedo, alors que tous sujets ne peuvent mettre leur vie en danger que pour le roi et l’Église... Les termes de la bulle papale étaient extrêmement clairs : « 1-En de nombreuses villes et autres lieux, on ne cesse d'organiser des spectacles privés ou publics consistant en courses de taureaux ou d'autres animaux sauvages, destinés à faire exhibition de force et d'audace, courses qui occasionnent fréquemment des accidents mortels, des mutilations et sont un danger pour les âmes."

Grégoire XIII, décida le 25 aout 1575, de lever l’interdiction pour les laïcs par une bulle « Exponi nobis », bien qu‘en avril 1586, Sixte V rétablira non par une bulle papale mais un bref « Nuper siquidem » les sanctions (excommunication notamment) levées de nouveau et définitivement le pape Clément VIIpar une bulle papale « Suscepti muneris » le 13 janvier 1596.

La corrida - légale en France - étant ouverte tant aux catholiques, protestants, orthodoxes musulmans qu'aux athées et agnostiques, la présence de prêtres ou autres clercs me laisse indifférent car la tauromachie n'est ni politique, ni religieuse. Culturelle, elle est le bien de la Nation et de ses citoyens.